Défi Sucres - 2017
Ma prise de conscience
13 décembre 2016

L’hypoglycémie m’a sauvé la vie

L'hypoglycémie m'a sauvé la vie - Défi Sucres
L’hypoglycémie m’a sauvé la vie

Non, ce n’est pas une phrase de moi, mais ça pourrait. Je me souviens encore vivement du malaise profond d’hypoglycémie et de son cortège de symptômes (entre autres être temporairement aveugle, sensation particulièrement déroutante, croyez-moi) qui m’a conduit à prendre une décision
et faire une cure de Taty Lauwers, que j’ai méticuleusement tenu pendant un certain temps. (je ne vous dirais pas combien de temps, car elle va me gronder que j’ai ignoré l’avertissement  écrit en grand dans son livre 🙂 Hélas, on ne change pas du jour au lendemain, on n’arrête pas de se persécuter si facilement) A l’époque je tournais aux sucres, bien entendu, hypoglycémie oblige, mais aussi au sport. Malgré les signes que mon corps m’envoyait, je ne pouvais pas arrêter de courir, de faire du vélo, tant le manque d’endorphine se faisait sentir. Quand le malaise est survenu, je finissais mon tour de vélo, et j’étais en train de faire des exercices de yoga (bien entendu le tout après avoir couru le matin). Heureusement que j’étais à la maison !

Défi SucresJe reviens à cette phrase dans le titre, qui vient du livre de Guy Corneau : La guérison du cœur. C’est un témoignage à cœur ouvert, si franc qu’il faut que je le partage avec vous. C’est un extrait d’une lettre qui lui a été adressée à suite à une conférence sur le sens de la maladie.

« L’hypo, c’est un cri du cœur, comme l’arrêt cardiaque : UN CRI DU CORPS TOUT ENTIER. La rébellion totale ; l’abolition par le corps de toutes les ruses.[…] LA REVOLTE DU CORPS. Un duel corps et cœur : tu te rends ou … tu meurs. Je me suis rendue… à 39 ans. Une chance car j’aurais pu en mourir aussi. JE SUIS LE MEURTRIER DE MON PROPRE CORPS. […] L’hypo, c’est bien plus que le « mal du sucre », c’est « le mal du siècle ».

Au début j’étais bien fière d’annoncer ma découverte : j’ai trouvé « ma » maladie, c’est « le sucre ». Et lentement […] le « sucre »  a fait place à la « honte ». Ma vie avait mal, le sucre en était la manifestation. J’avais honte de tout ce que je me donnais comme souffrance, tout cela par ignorance. L’hypo c’est la maladie de l’irrespect de soi, de l’ignorance. La honte se transforme maintenant, car heureusement je n’ai pas inventé la « bêtise humaine » à moi toute seule. Et puis je réalise toute l’opportunité que j’ai de m’en sortir. La honte fait place à l’ « éveil », à la « connaissance de mon moi . »

Vous savez comment finit le témoignage de cette personne ?

«  et puis, on ne dépollue pas un lac en une journée »

Je peux en témoigner, comme beaucoup d’autres personnes pourraient le faire. Après ma cure, il m’a fallu des années pour comprendre les tenants et les aboutissant de mes problèmes. Il a aussi fallu des années pour que mon corps,  meurtri pendant des décennies, croie enfin au message que je lui envoyais : je t’écoute, je t’entends et je fais en fonction.

Ce qui est dommage c’est que nous n’entendons pas de cette oreille tant que notre vie n’est pas directement en jeu. Faut-il vraiment attendre d’être au bord du précipice pour agir ? (si ces témoignages peuvent aider ne serait-ce qu’une seule personne à agir avant, je considère mon travail abouti, n’hésitez pas à me tenir au courant :-)